Une solution simple, rapide et peu coûteuse pour lutter contre le stress thermique et l'échaudage des grappes.

Vos raisins brûlent. Le kaolin peut les sauver !

Les étés se réchauffent, les épisodes de vagues de chaleur s’intensifient et se multiplient, comme en témoigne l’été que nous venons de traverser. Les coups de chaleur et les sécheresses ont un impact conséquent et durable sur vos productions : échaudage des raisins, volume de production en chute libre, modification, voire altération, des qualités physico-chimiques et aromatiques des moûts…  

Face à cette pression climatique, les solutions efficaces et accessibles sont encore peu nombreuses.  

Le kaolin est l’une d’elles. Étudié dès 2017 dans des vignobles méditerranéens en Italie et en Espagne, il est aujourd'hui testé en France avec des résultats encourageants. Voici tout ce que vous devez savoir. 

1. Comment fonctionne le kaolin ?

Le kaolin (ou kaolinite) est une argile naturelle blanche, inerte et sans toxicité. En solution, il se pulvérise directement sur le feuillage et les grappes, où il forme un film minéral blanc. Ce film agit sur un principe physique simple : il augmente l'albédo de la plante, c'est-à-dire sa capacité à réfléchir le rayonnement solaire plutôt qu'à l'absorber. En clair, le kaolin agit comme une crème solaire naturelle pour votre vigne.

Résultat : moins de chaleur accumulée dans les tissus foliaires et dans les baies, préservation de son activité biologique.

Les études menées sur le terrain mesurent un abaissement moyen de 4 à 6°C de la température foliaire par rapport à une vigne non traitée (Frioni et al., 2019). Cet écart, en apparence modeste, suffit à maintenir l'activité physiologique de la vigne : la photosynthèse continue, l'évapotranspiration, permettant à la plante de dissiper la chaleur, reste active et les grappes sont préservées de l'échaudage.

À l'inverse, les vignes non traitées soumises aux mêmes conditions de stress continuent de présenter, même après le retour à des températures plus basses, une activité physiologique réduite, des feuilles chlorosées ou nécrosées, et un certain nombre de grains déshydratés.

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