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Grandes cultures : Moyens de réduction de l’empreinte carbone

Face à l’urgence climatique, connaître l’impact environnemental de son exploitation agricole est devenu essentiel. Le diagnostic carbone offre une photographie précise des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) et des capacités de stockage carbone de votre ferme, en se basant sur les données des trois dernières campagnes en grandes cultures. Il permet également de définir un plan d’action pour réduire ces émissions sur les cinq prochaines années. De la gestion des fertilisants à l’amélioration des pratiques culturales, découvrez les leviers à activer pour diminuer votre empreinte carbone tout en renforçant la résilience de vos sols et leur contribution au climat.

tracteur et remorque d'épandage dans un champ

Carbone : quelles opportunités pour mon exploitation ?

Formation d'1/2 journée, sur vos agences Cerfrance BFC. Il y en a forcément une près de chez vous !

  1. Apprenez rapidement les impacts environnementaux de vos activités
  2. Découvrez les leviers d'actions concrets pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre
  3. Agissez en faveur d'une agriculture durable et responsable

Cette formation bénéficie d'un financement VIVEA

➡️voir le programme, les dates et les lieux
 

Les émissions de GES dues à la fertilisation des cultures

En grandes cultures, les émissions de GES sont principalement liées à la fertilisation des cultures. Les épandages d’engrais émettent du protoxyde d’azote (N2O), gaz ayant un haut potentiel de réchauffement global, presque 300 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone CO2. Les procédés de fabrication des intrants de synthèse et organiques émettent également des GES et les émissions directes au champ dues à leur application pèsent fortement dans le bilan carbone.

Des marges de manœuvre existent pour réduire les émissions

Pour diminuer ces émissions, voici quelques actions à mettre en place, avec la possibilité de cumuler les leviers d’atténuation entre eux :

Utilisation des engrais

  • Substitution des engrais minéraux par des engrais organiques,
  • Privilégier des engrais minéraux faiblement émetteurs,
  • Ajustement de la dose épandue grâce à l’utilisation d’Outil d’Aide à la Décision (OAD),
  • Modulation intraparcellaire,
  • Prise en compte des conditions climatiques pour le déclenchement des apports,
  • Utilisation de formes d’engrais moins émettrices,
  • Enfouissement des apports organiques et minéraux.


Consommation des combustibles fossiles

  • Réduire le nombre de passages des engins agricoles,
  • Réduire la consommation d’énergie des engins (écoconduite, banc d’essais moteurs…) et éventuellement du système d’irrigation.


Introduction de cultures/variétés à plus faible besoin en azote, de légumineuses dans la rotation (en culture principale et/ou associée).
 

L'augmentation du puits agricole

Pour diminuer l’empreinte carbone, l’augmentation du « puits agricole » (c'est à dire le carbone absorbé par les sols agricoles) est essentielle.

Selon les caractéristiques du sol, le stockage de carbone est plus ou moins limité. Des pratiques permettent de maintenir, voire d'accroître la captation de carbone, grâce à l’augmentation de biomasse restituée au sol par les couverts végétaux par exemple. Cette couverture des sols en périodes automnales permet également de réduire les fuites d’azote dans l’eau grâce à la captation de nutriments.

Grâce à la photosynthèse, les cultures utilisent le carbone de l’air pour synthétiser de la matière organique. Quand celle-ci n’est pas récoltée (résidus de cultures, couverts restitués au sol…), elle devient source d’énergie pour les microorganismes du sol qui participent à l’amélioration de la structure et de la porosité et offrent ainsi une meilleure résilience face aux périodes de sécheresse.

Au-delà de l’intérêt pour l’atténuation du changement climatique, le stockage de carbone dans les sols présente ainsi des intérêts agronomiques et environnementaux.

L’empreinte carbone permet de positionner son entreprise par rapport à d’autres et de visualiser différents indicateurs environnementaux. En tant qu’agriculteur, si vous vous questionnez sur l’impact de vos pratiques, le service environnement Cerfrance BFC est à votre disposition pour plus de renseignements : conseil@bfc.cerfrance.fr

Ne loupez pas les formations animées par l'équipe du service environnement sur le thème "Carbone : quelles opportunités pour mon exploitation ?" en janvier 2025. Il y en a forcément une pas loin de chez vous !

Pour plus d'infos sur le programme, les dates et les lieux : https://www.calameo.com/read/00733941903be2c1d8ac1?authid=yNG2UDgD3qIN

Marie Chassine

Marie Chassine

Conseillère environnement Cerfrance BFC

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