

Gestion de trésorerie : des stratégies gagnantes pour booster votre patrimoine
Un premier diagnostic à mettre en place
La question se pose tout d’abord au titre de l’activité :
1- Quelle trésorerie minimum pour assurer son besoin en fonds de roulement (BFR), pour préparer les prochains investissements… ?
2- La trésorerie d’entreprise comporte également une dimension patrimoniale :
- Comment gérer cette trésorerie ?
- Quelles sont les solutions de placement possibles au regard des objectifs ?
- Cette trésorerie doit-elle être conservée dans la société ou être sortie ?
- Quelles options juridiques et quelle fiscalité pour appréhender cette trésorerie à titre personnel ? (Dans le cadre notamment de sociétés sur le régime de l’impôt sur les sociétés).
Le raisonnement porte sur la trésorerie, non essentielle aux besoins courants de l’entreprise, présente de manière stable sur plusieurs exercices.
Les leviers :
- Trésorerie : distribution/prélèvements ou conservation dans la société ?
- Sortir la trésorerie, quel intérêt patrimonial ?
- Quelles solutions financières pour la gestion de la trésorerie ?
Par la suite, il faut distinguer deux notions :
- dans le cadre d’un régime fiscal IS, nous retiendrons la notion de distribution,
- pour le régime de l’impôt sur le revenu, la notion de prélèvement.
Existe–t– il un besoin de trésorerie à titre personnel ?
La question du devenir de cette trésorerie doit s’analyser selon les objectifs et projets personnels.
Il faut identifier les projets professionnels : la conservation de la trésorerie dans l’entreprise s’impose si un projet d’investissement est prévu.
La distribution /prélèvement peut être nécessaire pour financer une dépense personnelle.
Les projets identifiables qui sont quant à eux des objectifs à plus long terme, qu’il peut être utile de travailler dans le cadre d’un bilan patrimonial :
- la préparation de la retraite (adéquation besoins/ressources)
- l’anticipation de la transmission
- une diversification de patrimoine
- une recherche de revenus futurs en investissements sur différents placements à long terme (ex. : immobilier).
Il peut être également opportun de rééquilibrer les patrimoines personnels et professionnels afin de :
- notamment protéger l’épargne acquise en cas de difficultés ultérieures de l’entreprise
- ou encore d’alléger la structure d’une trésorerie excédentaire dans le but de faciliter la cession/transmission.
Lorsque la sortie de la trésorerie de la société est nécessaire et décidée, reste la question de savoir sous quelle forme et selon quelle fiscalité (notamment sur le régime de l’impôt sur les sociétés).
Quelles sont les conséquences des sorties de trésorerie de l’entreprise ?
1- Sortir la trésorerie : quel intérêt pour l’entreprise ?
Pour l’entreprise, la sortie de trésorerie présente deux avantages principaux :
- Sécuriser les gains réalisés en cas de retournement de conjoncture économique ou de difficultés futures de l’entreprise.
- Préparer la cession et/ou la transmission en allégeant la valeur de l’entreprise.
La cession serait en effet plus lourde pour un potentiel repreneur si la société conserve en son sein une trésorerie abondante excédant son BFR et viendrait ainsi limiter le nombre de candidats.
2- Sortir de trésorerie : quel avantage à titre personnel ?
La gestion patrimoniale personnelle du dirigeant est souvent mise de côté, avec une orientation vers le développement de l’entreprise.
Un projet de cession est généralement l’occasion de se poser des questions : comment préparer au mieux la retraite ou encore la transmission du patrimoine ?
L’établissement d’un bilan patrimonial permet d’appréhender les grands équilibres du patrimoine et de vérifier si sa constitution actuelle est conforme aux objectifs. Tout cela dépend de sa phase de vie.
La gestion personnelle de cette trésorerie
Dans un premier temps, il est opportun pour une personne débutante de préparer l’avenir :
1- Se constituer une épargne de précaution
Avant de commencer à investir, il faut préparer une épargne de précaution. Celle-ci permettra de pouvoir faire face aux imprévus que la vie peut réserver.
Le but premier de cette épargne de précaution est de régler les imprévus rapidement sans devoir passer par un nouvel endettement.
Pour cela, il faut impérativement qu’elle soit disponible à tout moment. L’idéal est donc de détenir des placements libres. Puis, par la suite, de faire évoluer, selon sa situation et ses phases de vie.
2- Des arbitrages peuvent être proposés
- Des solutions juridiques (donations, démembrements, réduction de capital …).
- Des préconisations en matière de placements financiers :
- L'assurance-vie permettant d’optimiser la gestion du patrimoine personnel :
- Avec ses avantages financiers sur le choix de support et les disponibilités
- Avec ses avantages fiscaux du fait de son cadre fiscal
- Avec ses avantages de transmission (franchise de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans).
- La mise en place de contrat PER (défiscalisation, capitalisation retraite)
- Des préconisations sur l’organisation, le développement de patrimoine pour diversifier :
- Achat de foncier
- Investissement en pierre /papier (SCPI)
- Investissement immobilier locatif
Certains de ces investissements peuvent servir de contrepartie non agricole aux enfants non-repreneurs pour équilibrer une donation-partage.
Pour conclure
La stratégie de gestion de son épargne a de nombreuses interactions entre les patrimoines privés et professionnels.
Une approche globale doit être faite, une fois l’équilibre trouvé dans son entreprise. Cette trésorerie peut et doit servir de levier de développement de patrimoine.
L’approche du bilan patrimonial, définissant clairement ses objectifs personnels à moyen et long terme, apporte une réelle plus-value. Le but étant de piloter au mieux les flux de trésorerie pour atteindre ses objectifs personnels, dont ceux orientés vers la transmission, la retraite, le développement de patrimoine…
L’équipe patrimoine Cerfrance BFC reste à votre disposition pour toute question, n'hésitez pas à prendre contact : patrimoine@bfc.cerfrance.fr